Lexique

EDG =
électrodermogramme
 
GSR =
Galvanic Skin Response
(réponse galvanique de l'épiderme) <=> RPG
 
RPG =
rép. psycho-galvanique
 
ECG =
électrocardiogramme
(parfois écrit EKG)
 
HR =
Heart Rate (fréquence cardiaque) <=> FC
 
FC =
fréquence cardiaque
 
HRV =
Heart Rate Variability (variabilité du rythme cardiaque)
 
VFC =
variabilité de la fréquence cardiaque
 
EEG = électroencéphalogramme
 
HEG = hémoencéphalogramme
 
EMG = électromyogramme
 
BVP =
Blood Volume Pulse (pouls du volume sanguin)
 
PPG =
photopléthysmographe
 

 

En pratique - Page 2   
 

Suite

Biofeedback thermique (thermographique) ou biofeedback de la température cutanée : une sonde est placée généralement au niveau de la main. Ce biofeedback est surtout utilisé pour permettre une élévation volontaire de la température par autosuggestion, des évocations mentales ou la visualisation. En effet, cette possibilité d'agir sur la température corporelle est utilisée notamment dans le syndrome de Raynaud, pour le réchauffement des mains.

Biofeedback EEG ou neurofeedback : des électrodes sont placées sur le cuir chevelu afin d'enregistrer l'activité électrique du cerveau. Un appareil de biofeedback comporte en général de 2 à 4 canaux EEG. Il est souvent possible d'obtenir une représentation de l'activité cérébrale dans les deux hémisphères ou bien dans les parties frontale et occipitale par exemple. La position des électrodes sur le scalp est déterminée en fonction du "Système international 10-20". Certains appareils fonctionnent avec un montage bipolaire (séquentiel), d'autres avec un montage référentiel (monopolaire), d'autres encore permettent les deux... Comme vous le voyez, ce type de biofeedback est le plus délicat à utiliser en raison de sa complexité. De plus, sa mise en œuvre est plus longue : préparation du cuir chevelu, pose des électrodes, test d'impédance, stabilisation...
En biofeedback EEG, les exercices portent principalement sur les rythmes alpha (α), SMR, bêta (β) et thêta (θ). Le but d'un entraînement par biofeedback EEG est de contrôler (maintenir ou augmenter) certaines ondes cérébrales pour une meilleure maîtrise de soi, faciliter la concentration mentale, résoudre des problèmes de déficits de l'attention, etc. En fonction des cas (sujets déprimés, anxieux, dans une situation de stress permanent), l'entraînement portera sur la cohérence de l'activité des lobes droit/gauche, sur la cohérence frontale, sur la cohérence fronto-temporale droite... En ce qui concerne le feedback, celui-ci est souvent sonore, en particulier lorsqu'il s'agit de travailler sur le rythme alpha : audition d'une musique ou d'un son si la fréquence sélectionnée est atteinte ou, autre méthode, arrêt du feedback sonore lorsque le but est atteint. (ci-dessous, tableau J-L D)

EEG
 
Ci-dessus, les fréquences < 4 Hz et > 35 Hz n'ont pas été prises en compte.
Ce sont là les principaux rythmes utilisés en biofeedback.
Parfois, une production d'alpha stabilisé est possible yeux ouverts.
Il a été observé des rythmes inattendus dans les états méditatifs...

 
> Autre tableau <
 Modifié les 31/12/2011 et 21/01/2012 

Biofeedback HEG ou hémoencéphalographique (un autre type de neurofeedback) : c'est un système spectrophotométrique qui enregistre les variations du flux sanguin dans le cerveau. Cette technique a ses limites et également ses avantages par rapport à l'EEG. Le biofeedback HEG serait complémentaire du biofeedback EEG. Pour plus d'informations, se reporter au livre de John N. Demos (bibliographie page 2).

Biofeedback ECG : c'est le rythme cardiaque qui est donc enregistré.
L'acquisition se fait souvent (pour des raisons de simplicité) à l'aide d'un photopléthysmographe, capteur fixé à l'extrémité d'un doigt et analysant le flux sanguin par un rayon infrarouge. Cependant, cette acquisition est de meilleur qualité et plus fiable avec des électrodes ECG. Le rythme cardiaque est la fonction physiologique la plus facile à contrôler. Des exercices de relaxation vont permettre de ralentir le rythme cardiaque, mais c'est surtout avec des exercices respiratoires que l'on pourra agir très efficacement. Le biofeedback est l'outil idéal pour obtenir une représentation visuelle du rythme cardiaque et rendre son contrôle plus facile. Mais il est un domaine dont on parle de plus en plus, celui de la « cohérence cardiaque » et des techniques qui permettent de l'obtenir en favorisant l'équilibre entre les systèmes sympathique et parasympathique ainsi qu'une bonne variabilité des rythmes du cœur...

> VFC : calculs et schéma <

Historique du biofeedback HRV (VFC) et RSA (ASR)
et naissance du concept de « cohérence cardiaque »
• Le biofeedback HRV fit ses débuts en Russie dans les années 90 avec le Cardiosignalizer, appareil mis au point par la société Biosvyaz (lien en bas de page). Mais les recherches sur la HRV remontent à 1975, sous l'impulsion du physiologiste russe Evgeny Vaschillo. Vers 1983, Vaschillo fit des études sur des cosmonautes concernant l'influence bénéfique d'une amplitude élevée des battements cardiaques, puis chez des enfants asthmatiques. Il élabora un modèle permettant d'identifier une « fréquence de résonance du cœur ». La technique permettant d'obtenir cette fréquence spéciale : une respiration diaphragmatique à un rythme compris entre 5 et 7 par minute.
• En 1992, un chercheur américain, Paul Lehrer, qui lui aussi étudiait la HRV, se rendit en Russie et rencontra, un peu par hasard, les membres de la société Biosvyaz. Les recherches de Lehrer portaient sur l'arythmie sinusale respiratoire (ASR) et son influence dans l'asthme. Cette étonnante rencontre permit de nombreux échanges d'idées, de points de vue...
De retour aux USA, Lehrer, très intéressé par les travaux de Vaschillo, constata par ses propres expériences que la technique des Russes était efficace ! Avec Richard Gevirtz, un autre chercheur, ils firent d'importantes études dans ce domaine... Un peu plus tard, Lehrer, Gevirtz et Vaschillo travaillèrent ensemble aux USA. Les résultats de leurs travaux firent l'objet de nombreuses publications.
• Dès 1990, d'autres chercheurs commencèrent à s'intéresser au biofeedback HRV et RSA, avec parfois des approches différentes ou d'autres théories. Ainsi, l'Institut HeartMath fut fondé en 1991 et son premier appareil proposé en 1993. Les applications étaient orientées vers la gestion du stress et la régulation émotionnelle... Le concept de cohérence cardiaque se répandit alors très rapidement. Dans la même période, d'autres entreprises lancèrent leurs appareils sur le marché...  

>>> Les différents types de biofeedback ECG... <<<
VFC (HRV), ASR (RSA), cohérence, résonance
Un résumé pour s'y retrouver

HRV (en français VFC ou VRC)...
En prenant votre pouls durant une minute, vous allez obtenir un nombre de battements par minute (70 bpm par exemple). Cependant, il faut savoir que le temps entre chaque battement est variable, bien qu'il vous soit impossible de calculer cette variabilité de la fréquence cardiaque à partir de la simple prise du pouls. Par conséquent, le signal capturé est analysé afin de déterminer le temps qui sépare un battement du suivant. Puis, des calculs complexes (Transformée de Fourier ou autres) vont permettre de déterminer la variabilité de la fréquence cardiaque.
Une révolution cardiaque forme un pic appelé R. Un intervalle de temps entre deux pics est appelée RR. Une série de RR, appelée tachogramme, est donc constituée de signaux extraits d'un électrocardiogramme. La HRV (ou VFC) est mesurée à partir du tachogramme.
• La variabilité de la fréquence cardiaque, sous l'influence de la respiration, est connue sous le nom d'arythmie sinusale respiratoire (ASR), depuis les années 60. [Arythmie pour trouble ou perturbation du rythme et sinusale pour sinus du cœur ou nœud sinusal]. En effet, la respiration influence le rythme cardiaque avec une accélération à l'inspiration et un ralentissement à l'expiration. L'ASR n'est donc pas la même chose que la cohérence cardiaque. Pourtant, l'ASR est parfois assimilée à la cohérence cardiaque. Pas toujours très cohérent tout ça ?
De nos jours, les progrès de la technologie et de l'informatique permettent de visualiser cette variabilité facilement et sous différentes représentations.
• Ci-dessous, l'exemple d'une variabilité de la fréquence cardiaque, avec et sans cohérence (HeartMath), puis la représentation finale d'un test de l'équilibre du système neurovégétatif. Il existe d'autres représentations de ce test...

HRV
 
HeartMath - HRV avec et sans cohérence
 
HRV
 
CardioLogix - L'équilibre est situé en zone 5
 

Amplitude de la VFC (ou VRC ou HRV)
Pour le calcul de l'amplitude, prendre la valeur la plus haute et lui soustraire la valeur la plus basse. Exemple : 75 moins 55 donne 20 bpm d'amplitude de VFC. On pourrait aussi le voir facilement sur un graphe, retraçant la courbe de la VFC, qui comporterait des lignes horizontales espacées de 10 bpm. Ensuite, pour comparer le résultat avec des statistiques, il faut tenir compte de l'âge de l'individu. Ainsi, avant 50 ans, une amplitude de 20 est correcte alors qu'après 50 ans, le chiffre peut être que de 10 bpm...
 
Cardiosignalizer et Biosvyaz :
> www.biosvyaz.com/  en anglais
 
En savoir plus sur HRV (VFC ou VRC) (liste non exhaustive) :
> www.biocomtech.com/...  en anglais (lien direct)
> www.hrv-info.com  en français
> www.emnergie.com  en français
> www.cardiologix.com  en anglais
> www.coherencecardiaque.org  en français (nouvelle version du site)
   Vous trouverez infos, exercices guidés, plusieurs vidéos...
 

 

 
© J-L Drouet   -:-   Septembre 2007